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On vous donne les clés pour mieux
gérer votre budget

 

Maitriser son budget n’est pas une chose facile et il est possible d’être confronté à des difficultés financières au cours d’une vie, c’est pourquoi nous vous donnons les clés pour mieux gérer votre budget au quotidien et ainsi éviter d’être à découvert.

Le budget correspond à la somme d’argent dont vous disposez. Afin de savoir où vous en êtes, notez chaque mois sur un tableau tous vos revenus (l’argent qui entre) et toutes vos charges (l’argent qui sort). En préparant à l’avance des tableaux mensuels, vous déterminez ainsi de quelle façon vous comptez dépenser l’argent que vous gagnez.

Déterminer votre reste à vivre pourra vous aider davantage à connaitre votre budget (voir rubrique « Comment calculer mon reste à vivre ? »).

Pour vous aider dans la construction de votre budget, gardez à l’esprit cette répartition simple :

  • 40% de dépenses fixes (logement, transports, impôts, assurances)
  • 30% de dépenses variables (alimentaire, santé, habillement)
  • 10% de dépenses annuelles (anniversaire, Noël)
  • 10% d’épargne
  • et surtout 10% de fun !

Chez ING, il existe des outils et fonctionnalités vous permettant d’avoir une vision globale de votre budget. Ces services gratuits sont disponibles à votre guise depuis votre Espace Client :

  • Agrégation bancaire : vous avez une vue synthétique de vos comptes détenus dans vos différentes banques.
  • Alertes solde : vous définissez les alertes sur votre solde, vos transactions, etc.
  • Suivi du solde en temps réel

Pour en savoir plus, c’est par ici.

Pour aller plus loin :

L’application Pilote Budget est un outil pédagogique développé par 10 partenaires associatifs, publics et privés. Disponible sur Android et IOS, l’application a été conçue afin d’aider à anticiper ses dépenses tout au long de l’année. Elle permet de gérer son budget et notamment de connaître le montant de son « reste à vivre* » mensuel ou hebdomadaire.

*Le reste à vivre est la somme dont vous disposez pour vivre chaque mois, une fois vos charges fixes payées.

Si vous êtes en situation de fragilité bancaire, pensez à l’offre spécifique. Pour en savoir plus, c’est par ici.

Pour connaitre son reste à vivre, il faut identifier ses revenus et ses charges.

Le reste à vivre : c’est la somme disponible une fois l’ensemble de vos charges fixes réglées. Il sert d’indicateur pour savoir où vous en êtes dans le mois et permet de couvrir d’autres dépenses (courantes ou occasionnelles).

Les revenus : c’est la somme de vos salaires, aides publiques et revenus de votre capital (loyer, intérêts, etc.). Il s’agit concrètement de l’argent qui vous permettra de payer vos charges.

Les charges : c’est la somme des dépenses courantes que vous payez dans le mois. On distingue généralement 3 types de dépenses :

  • Dépenses fixes : impôts et taxes, loyer, mensualités de crédits, assurances, abonnement Internet, téléphone, électricité, gaz, eau, etc.
  • Dépenses courantes : alimentation, vêtements, soins et hygiène (coiffeur, médecin, dentiste…), transports (abonnements, carburant, vélo…), etc.
  • Dépenses occasionnelles : cadeaux, loisirs (restaurant, vacances, voyages…), culture, réparations diverses, etc.

Vos revenus sont supérieurs à vos charges ? Bravo, la différence correspond au « reste à vivre », vous êtes libre de disposer de cette somme pour épargner ou pour vous faire plaisir. Pensez toutefois à conserver une épargne disponible pour faire face aux dépenses imprévues.

Vos charges sont supérieures à vos revenus ? Cela signifie que vous dépensez plus d’argent dans le mois que vous n’en gagnez. Vous allez être en difficulté financière si cette situation dure.

Il n’existe pas de reste à vivre minimum légal. Généralement, on considère que le reste à vivre minimum par personne dans un foyer est de 400 euros par mois. Lorsqu’on calcule le reste à vivre minimum, cela équivaut donc environ à 13 euros par personne et par jour.

Un découvert est un solde négatif (ou "débiteur") sur votre compte, c'est-à-dire que les opérations enregistrées en débit (l’argent qui sort) sont supérieures aux opérations enregistrées au crédit (l’argent qui entre) de votre compte. La banque peut continuer à faire fonctionner votre compte, en acceptant d'effectuer des opérations au débit du compte (par exemple : effectuer un prélèvement) alors que la provision n'est pas suffisante.

Si vous avez un découvert autorisé : votre banque vous donne le droit d’avoir un solde négatif (dans la limite d’un plafond défini et d’une durée de 30 jours consécutifs) et s’engage à continuer à faire fonctionner votre compte, en acceptant d'effectuer des opérations au débit du compte. En contrepartie du découvert, vous paierez des intérêts débiteurs (agios). Si vous dépassez le montant du plafond autorisé ou la durée de ce découvert, vous vous trouvez dans une situation de découvert non autorisé et vous vous exposez à certains risques (voir ci-dessous).

Si vous n’avez pas de découvert autorisé (découvert non autorisé) : votre compte est en solde négatif, sans accord de la banque. Vous vous exposez à certains risques (voir ci-dessous) tels que le rejet de vos chèques, être fiché à la Banque de France, etc. A cela, s’ajoute également des intérêts débiteurs (agios).

Les intérêts débiteurs (agios) : lorsque vous êtes en situation de découvert, la banque vous avance la somme débitrice de votre compte. Cette avance entraine des frais appelés « intérêts débiteurs » ou « agios ».

Chez ING, il existe 2 types d'agios :

  • Les agios forfaitaires (ou minimum d’agios) : la facturation d’un minimum forfaitaire d’agios est prévue par l’article R.314-9 du code de la consommation : il peut être perçu pour chaque opération un minimum forfaitaire qui n'est pas pris en compte pour déterminer le taux effectif global ; ce minimum doit être porté à la connaissance de l'emprunteur.
  • Les agios proportionnels : les agios proportionnels sont calculés en fonction de la durée et du montant moyen de l'utilisation de découvert rapportés à un taux d'intérêt. Ce taux est plafonné au taux d’usure : taux maximum que peut appliquer un établissement de crédit. Ce taux maximum est fixé à la fin de chaque trimestre pour le trimestre suivant par la Banque de France, et publié au Journal officiel.
Agios forfaitairesVous êtes à découvert dans le mois et votre découvert moyen mensuel est < 400 eurosForfait de 2 euros d’intérêt débiteurs
Agios proportionnelsVous êtes à découvert dans le mois et votre découvert moyen mensuel est ≥ 400 eurosDans la limite de l’autorisation de découvert :

8% d’intérêts débiteurs annuels
En cas de dépassement de votre découvert autorisé ou en cas de découvert non autorisé :

16% d’intérêts débiteurs annuels

Les risques auxquels vous vous exposez en cas de découvert non autorisé ou de dépassement de découvert autorisé :

  • Le paiement des agios au taux prévu pour le découvert autorisé et les agios à un taux majoré pour le dépassement de découvert autorisé/ découvert non autorisé ;
  • Les frais de paiement d’opérations non provisionnées et autres commissions d'intervention (gratuit chez ING) ;
  • Les frais de rejets d’opérations non provisionnées : rejets de chèques 30€ ou 50€/chèque suivant le montant du chèque ou de rejets de prélèvements jusqu’à 20 €/rejet ;
  • L’inscription au Fichier Central des chèques (FCC), si des chèques sont émis alors que la provision sur le compte n’est pas suffisante pour pouvoir les payer ;
  • L'inscription au Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers (FICP) ;
  • La clôture de votre compte par la banque.

Maintenir son compte créditeur (positif) est fortement recommandé :

  • Parce qu’un compte débiteur (négatif) correspond à une dette envers la banque qui entraîne des frais (agios, éventuellement frais liés au dépassement…).
  • Parce qu’un découvert non autorisé vous expose à des rejets de chèques ou de prélèvements entrainant une interdiction de chéquier et/ou des frais de rejet.

Choisir des moyens et modalités de paiements adaptés :

  • La carte de paiement à autorisation systématique permet d’effectuer des paiements chez les commerçants acceptant ce type de carte et de faire des retraits aux distributeurs de billets. Chaque opération carte est soumise à un contrôle automatique du solde disponible. Si le solde de votre compte est insuffisant, l’opération sera alors refusée. Ce type de carte permet d’éviter d’être à découvert.
  • Le paiement par prélèvement vous permet d’être informé à l’avance du montant à payer et de vous organiser en conséquence pour approvisionner votre compte. Quand c’est possible, le prélèvement par mensualités égales (abonnements, chauffage, assurances, impôts, etc.) facilite la gestion de votre budget en lissant les charges sur l’année.
  • Le virement bancaire doit être privilégié, chaque fois que c’est possible, pour éviter un paiement par chèque. Il a l’avantage de permettre un débit de votre compte à une date précise que vous choisissez vous-même.

Utiliser son chéquier avec prudence :

  • Ne signez jamais un chèque sans avoir écrit le montant en chiffres et en lettres.
  • Assurez-vous d’avoir la provision suffisante sur votre compte au moment où vous établissez le chèque.
  • Notez soigneusement sur le talon de votre chéquier le montant de chaque chèque émis et maintenez la provision nécessaire jusqu’à ce qu’il soit présenté sur votre compte.
  • Evitez d’émettre plusieurs chèques à un même bénéficiaire censé les encaisser en plusieurs fois. Il a le droit de tous les remettre à sa banque en même temps.

Suivre régulièrement son compte pour réagir au plus tôt :

  • Le suivi régulier et fréquent de votre compte bancaire vous permettra de détecter rapidement les difficultés financières (apparition d’une période débitrice, rejets de prélèvements ou de chèques, frais divers, etc.). N’hésitez pas à prendre contact avec un conseiller bancaire pour faire le point sur vos dépenses et voir les solutions qu’il peut vous proposer. Il est préférable d’informer la banque en amont pour trouver des solutions.
  • Plus vous réagissez tôt face à une difficulté financière, plus vous vous donnez des chances de trouver une solution avant que votre situation ne s’aggrave.
  • Consultez votre relevé de compte au moins une fois par mois et mettez en place des alertes vous permettant de suivre votre budget en temps réel.

Bon à savoir :

Chez ING, plusieurs services sont à votre disposition pour avoir une vision exacte de votre solde (alertes, agrégation bancaire, etc.) depuis votre Espace Client. Pour en savoir plus c’est par ici.

Si vous êtes un client en situation de fragilité financière, passer à notre offre spécifique pour maitriser votre budget peut être une solution. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre page dédiée ici.

Les Points Conseil Budget (PCB)

Gratuits et labelisés par l’Etat, les Points Conseil Budget (PCB) ont été mis en place dans plusieurs régions (liste disponible ici) avec pour objectif de renforcer l’accompagnement des personnes rencontrant des difficultés financières.

L’assistant social qui vous accueillera pourra vérifier avec vous que vous percevez bien toutes les prestations auxquelles vous avez droit. Et dans certains cas, il pourra vous aider à effectuer les démarches pour rétablir votre situation financière.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé.

La relation avec les créanciers

Si vous pressentez que vous ne serez pas en mesure de payer un de vos créanciers, mieux vaut le contacter au plus vite et si possible avant qu’un incident ne survienne sur un règlement.

La plupart des grands organismes tels que les fournisseurs d’électricité, les bailleurs sociaux, les services fiscaux, les banques et assureurs, etc. proposent des procédures particulières pour aider les personnes se trouvant dans une situation de difficulté financière ponctuelle.

Un étalement de votre dette sur plusieurs mois, le report du paiement à une date convenue, la réduction des prestations à un niveau plus économique sont des exemples de solutions qui peuvent vous être proposées.

La commission de surendettement

Si vous n’arrivez plus à faire face à vos dettes, que ce soit auprès d’organismes financiers, de votre bailleur ou d’autres créanciers publics ou privés, vous pouvez déposer un dossier auprès de la Commission de surendettement (Banque de France) de votre département.

Lors de vos démarches, vous pouvez être soutenu par un travailleur social spécialisé dans le budget ou une association de consommateurs ou encore par des services des Points Conseil Budget (PCB).

Après examen précis de votre situation, la Commission pourra faire des propositions d’aménagement amiable de vos dettes auprès de vous et vos créanciers, en tenant compte de votre budget.

A défaut d’un accord ou si votre situation financière est gravement compromise, un jugement pourra conduire à une réduction voire à une suppression de vos dettes.

Le dépôt d’un dossier à la Commission de surendettement se traduit également par votre inscription au Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers (FICP).

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Banque de France

Vous avez plusieurs crédits dans différentes banques ou établissements financiers. Vous souhaitez simplifier leur remboursement en optimisant les mensualités ? Ou vous avez des difficultés à les rembourser ?

Le regroupement de crédits peut être une des solutions à étudier.

C’est un crédit qui englobe et reprend tous ou plusieurs de vos crédits en cours. Le but est de vous permettre d’avoir des mensualités plus adaptées à votre capacité de remboursement.

Le regroupement peut concerner des crédits immobiliers comme des crédits à la consommation.

Comment s’y prendre ?

1) Contactez différents établissements de crédit avec toutes les informations relatives aux crédits à regrouper (contrats, assurances, garanties...).

Même si vous avez déjà un crédit dans un établissement de crédit, celui-ci n’est pas tenu d’accepter l’opération. Comme pour tout crédit, il s’assurera de votre situation financière et de vos capacités de remboursement.

2) Comparez les propositions qui vous sont faites.

3) Si besoin, faites-vous accompagner via les Points Conseil Budget (PCB). Pour en savoir plus, rendez-vous à la section « Comment solliciter une assistance budgétaire ? »